Kenya, le camp de Kakuma

septembre 2019

Kenya, le camp de Kakuma

septembre 2019

Au Kenya, dans le Turkana, le camp de Kakuma a été crée en 1992 pour accueillir les Soudanais fuyant la guerre. Kakuma accueille aujourd‘hui surtout des Somaliens, des Congolais, des Ethiopiens, des Rwandais, des Sud-Soudanais… En tout, 191 500 réfugiés de vingt-deux nationalités, chassés de la poudrière des Grands Lacs et de la Corne de l‘Afrique, répartis sur quatre sites administrés par le HCR et le RAS Kenyan (Refugee Affairs Secretariat). Une organisation sophistiquée et singulière dans laquelle certains d’entre eux ont déjà passé toute une vie. Une vie à attendre une issue mais certainement pas à se tourner les pouces dans la dépendance du système humanitaire. Car, bien au delà de la dynamique économique impressionnante – 2 500 business gérés par des réfugiés ont éclos dans ce cadre informel et confiné, générant plus de 56 millions de dollars par an ; c‘est bien toute la créativité et la connexion au monde qui dominent ici.

Amina Rwimo, jeune réalisatrice réfugiée congolaise, en est l’exemple même. En 2009, elle arrive à Kakuma, après avoir fui ses ravisseurs, laissant derrière elle sa famille assassinée. Elle est alors seule et mineure. Pour survivre à ce drame, Amina enchaine de nombreuses formations dont une formation en audiovisuelle, en 2016, chez FilmAid. Sa vocation est confirmée. A présent, la jeune femme cumule les récompenses pour ses films notamment une dernière au prestigieux “Zanzibar International Film Festival”. 

En commande pour ELLE magazine

 

Autres reportages

Bangladesh, les camps Rohingyas

Bangladesh, les camps Rohingyas

En mars 2018,  je me suis rendue pour la première fois au Bangladesh afin d'y réaliser un sujet sur les femmes enceintes victimes de viols ; 7 mois donc, après que plus de 700 000 Rohingyas soient...

Mozambique, l’effet papillon

Mozambique, l’effet papillon

En mars 2019, la ville de Beira au Mozambique a été dévastée par le cyclone Idai. Un cataclysme qui a fait plus de 600 morts dans cette ville portuaire de 500 000 habitants, détruite à 90%. Joachim...

Les nouveaux-nés du Donbass

Les nouveaux-nés du Donbass

Même sous les bombes, la maternité d'Avdiivka n'a jamais cessé de fonctionner. Les habitants racontent que le stress des combats et les coupures d'électricité ont dopé les naissances tel un...